PSYCHIATRE PSYCHOLOGUE PSYCHANALYSTE PSYCHOTHERAPEUTE
Quelle est la différence?
La question est souvent posée et il me semble bon d’éclaircir ce sujet.
En bref :
-Un psychiatre est un médecin spécialisé dans les troubles du psychisme et du cerveau .
-Un psychologue est le détenteur d’un titre universitaire niveau bac+5 en psychologie .
-Un psychanalyste est un praticien qui a suivi une psychanalyse personnelle puis didactique (formation à la pratique).
-Un psychothérapeute est un praticien qui a ou non suivi une psychothérapie personnelle et acquis une formation dans la pratique d’une méthode de psychothérapie en instituts privés .Remarquons immédiatement que ces compétences ne sont pas exclusives les unes des autres et qu’un psychiatre ou un psychologue peut aussi être ou se dire psychanalyste et/ou psychothérapeute .
En plus de détails :
LE PSYCHIATRE
est un médecin qui a suivi une spécialisation hospitalo-universitaire (C.H.U.) orientée sur le fonctionnement du cerveau et des troubles de celui-ci.
Il peut prescrire des médicaments, des examens, effectuer même des opérations chirurgicales.
Ses consultations sont partiellement remboursables par la Sécurité Sociale du fait de son statut de médecin. Il pratique couramment des dépassements d’honoraires, surtout s’il dit pratiquer la psychothérapie, lesquels sont souvent pris en charge par les mutuelles complémentaires maladie (mais attention, la psychiatrie constitue souvent une exclusion dans les contrats ou est limitée en durée ou nombre de séances).
Les psychiatres non-conventionnés, dits en secteur 3, de plus en plus nombreux, ne sont plus remboursés par la Sécurité Sociale (ou pour une somme infime de l’ordre de 1 euro). Certaines mutuelles excluent la prise en charge dans ce cas.
La psychiatrie, à mon sens, est appropriée aux pathologies lourdes nécessitant un apport pharmacologique, l’hospitalisation, la chirurgie quelquefois : dépressions graves, psychoses diverses, etc.…
La prise de médicaments, si elle peut être utile, voire indispensable, pour aider le patient à moins souffrir et à une re-socialisation, doit être dosée à minima, ce qui est souvent le cas chez le psychiatre, bien plus compétent en ceci que le généraliste.
Elle peut permettre aussi l’accès à un soutient psychothérapeutique ou psychanalytique, parfois impossible sans cela, mais aussi quelquefois, et surtout au fur et à mesure que la thérapie avance et que le patient va mieux, compromettre l’efficacité de cet abord plus relationnel en perturbant son mode de contact à lui-même et au monde.
Notons enfin, que les psychiatres sont en nombre constamment décroissant du fait d’une désaffection de ces études (Plan gouvernemental, longueur, difficulté de la pratique , faible rentabilité vue la durée plus longue des consultations (même si celle-ci dépasse rarement une demi-heure).
Il faut quelquefois prévoir 3 à 6 mois pour obtenir un rendez-vous.
En dehors de ses études, il n’est exigé du psychiatre, pas plus que du psychologue, aucune psychothérapie personnelle ou travail sur soi ni aucun suivi du type formation permanente ou supervision.
La reconnaissance est obtenue sur présentation d’un travail de thèse à la fin de ses études et évalue surtout des capacités intellectuelles, bien qu’il ait effectué des stages pratiques en hôpitaux ou institutions.
LE PSYCHOLOGUE
« Psychologue » est un titre protégé obtenu par un D.E.S.S. (diplôme d’études supérieures spécialisées) universitaire qui correspond à 5 années après le baccalauréat.
Il est encore délivré par les Universités de Lettres et il était, jusqu’à il y a peu, fortement imprégné de psychanalyse.Progressivement, les options psychanalytiques sont exclues des divers cursus au profit des techniques dites cognitivo-comportementales venues en général d’Amérique du Nord (Canada et U.S.A.) Il semble que ces études doivent aussi tomber à terme dans le giron des études médicales et devenir une sorte de sous-branche de la médecine.
Le psychologue, non médecin, n’est pas pris en charge par la Sécurité Sociale, à moins que de travailler en institution telle que les Centres médicaux Pédagogiques, en consultations hospitalières, etc..Dans ce cas, c’est l’institution qui se fait payer et qui le salarie.
Il est par essence un « généraliste », mais il y a déjà des « spécialisations » de sa pratique, qui vont aller en augmentant vues les nouvelles mesures gouvernementales. Entre autres, nous connaissons aujourd’hui les psychologues scolaires et les psychologues du travail dont les attributions sont institutionnelles.
La compétence du psychologue semble plus s’appliquer au domaine du conseil, de l’orientation, du soutient (comme dans les antennes d’urgence qui se développent pour les attentats, les accidents, etc..), de la guidance en général. Il peut aussi pratiquer des tests d’évaluation ou autres (surtout dans les deux spécialités déjà citées).
Leur nombre est, au contraire des psychiatres, en croissance continue du fait d’un engouement massif pour ces études universitaires, branche la plus demandée et à la limite de la saturation.
Beaucoup d’adolescents s’y orientent pensant sans doute y trouver réponse à leurs propres troubles, même si ce n’est pas pour tous le cas.
En dehors de ses études, il n’est exigé du psychologue, pas plus que du psychiatre, aucune psychothérapie personnelle, aucun travail sur soi ni aucun suivi du type formation permanente ou supervision.
La reconnaissance est obtenue sur présentation d’un travail de thèse à la fin de ses études et apprécie surtout des capacités intellectuelles, bien qu’il ait effectué des stages pratiques en hôpitaux ou institutions.
LE PSYCHANALYSTE
Le terme a été inventé par Sigmund Freud est revendiqué par ses « descendants », mais il est, abusivement selon ces derniers (surtout les Lacaniens), employé aussi par des analystes se référant à d’autres « maîtres » tels que Carl Gustav Jung ( psychologie des profondeurs), Alfred Adler, Wilhelm Reich et Lowen (analyse bio-énergétique), etc.
Le cursus qui amène à l’usage de cette appellation comporte trois phases :
- Une analyse personnelle très longue (de 5 à 15 ans)
- Une analyse dite « didactique » qui se superpose à cette analyse personnelle au bout de 5 ans environ et qui comprend aussi des cours et travaux théoriques donnés en Université ou dans les grands Instituts de Psychanalyse.
Durant cette analyse didactique le candidat psychanalyste peut commencer à recevoir quelques patients et son analyste est alors en même temps son professeur et son superviseur.
- Une reconnaissance qui prend diverses formes selon les orientations, mais qui passe toujours par une « reconnaissance par les pairs » c’est à dire une appréciation non seulement de la capacité intellectuelle du candidat mais de sa pratique sur le terrain et de son « Savoir- être » tout autant que de son « Savoir » et de son « Savoir faire ».
Les psychanalystes reconnus sont en général inscrits dans leurs écoles respectives et continuent leur analyse à travers la supervision à laquelle ils s’astreignent.
Cette approche se prêtant à beaucoup de théorisation, de spéculations, les psychanalystes sont assez prolixes en écrits et ils garnissent largement les rayons des bibliothèques et des librairies.
Pour le patient, la « cure psychanalytique » est souvent fort longue (de 5 à 10 ou 15 ans). Elle s’appuie essentiellement, quelques soient les écoles, sur une exploration approfondie de l’inconscient et sur le concept de transfert curatif.
Comme son nom l’indique, il s’agit avant tout d’une analyse dont le but, originairement thérapeutique s’est plus axé ensuite sur la recherche intérieure libératrice laissant le symptôme qu’est la souffrance du patient un peu de côté.
Jacques Lacan, un des plus célèbres psychanalystes contemporains disait que « la guérison était donnée de surcroît ».
Même s'il existe une branche de psychanalystes principalement médecins, la plupart sont d’anciens patients d’origines variées ou viennent d’études universitaires en sciences humaines.Une psychanalyse exige de une à trois séances par semaine de durée variable (entre 1h et 40 mn pour les analystes Lacaniens, en général 45 mn pour les autres ).
Elle n’est qu’exceptionnellement prise en charge par la Sécurité Sociale ou les mutuelles complémentaires même si l’analyste est diplômé en médecine, car la nécessité d’un « coût » pour l’analysant fait partie intégrante de ce concept.
Les analystes sont relativement nombreux donc, à part pour quelques « célébrités », il n’est pas trop difficile d’obtenir un rendez-vous.
Contrairement à l’image populaire, la séance ne se pratique pas qu’allongé sur un divan avec un analyste placé derrière et presque muet comme le faisait Freud lui-même, mais de plus en plus, en face à face et la neutralité , le mutisme du thérapeute est plus ou moins important suivant la méthode à laquelle il se réfère.
Le coût des séances est variable suivant l’analyste, la région, etc.… Il fait l’objet d’un contrat entre lui et son patient ainsi que le règlement ou non des séances manquées ou annulées, la durée des séances, la position du patient et de l’analyste… on parle ici de « cadre thérapeutique ». Il est souvent rigide chez les psychanalystes. Il s’agit en tout cas, autant que pour les psychothérapeutes, de bien le préciser dès le début.
Alors que la consultation du psychologue et du psychiatre peut être ponctuelle ou de quelques séances, celle du psychanalyste exige un engagement de longue durée, d’où le terme de « cure » évoqué plus avant (on dit aussi « entrer en analyse »).
LE PSYCHOTHERAPEUTE
Il s’agit de la quatrième branche définissable aujourd’hui des praticiens dans le champ du psychisme.
C’est la plus récente, puisque, si le mot est apparu à la fin du 19ème siècle et avait été d’abord repris par Freud, il ne s’est vraiment formalisé en pratique et comme profession qu’après la seconde guerre mondiale aux U.S.A. et en France à partir des années 1960/1970.
C’est là aussi que nous trouvons le plus grand nombre de variétés de théories et de pratiques bien que l’on puisse vaguement les classer en 5 ou 6 groupes.
De plus, nous y reviendrons plus loin, le terme qui, au départ, recouvrait essentiellement des pratiques d’origine psychanalytique où la relation thérapeute-patient était le centre du processus de guérison, est aujourd’hui de plus en plus dévoyé, surtout depuis la loi d’août 2005 qui tend à vouloir en légaliser la détention en permettant à tout praticien doté d’un quelconque diplôme de psychopathologie à s’en prévaloir.
Historiquement, la profession s’est progressivement auto-organisée et auto-règlementée autour de deux ou trois grandes organisations professionnelles qui ont défini et mis au point des critères de reconnaissance (appelés « agrément » ou « titularisation » en général) venant compléter les diplômes délivrés par les Ecoles de Formation.
Etablies pour assainir la profession, ces « reconnaissances » somme toute assez proches de celles délivrées par les divers « Ordres » professionnels (Ordre des médecins, des avocats, des architectes, etc..) n’ont, bien sûr, pas force de loi et ne s’appliquent donc qu’aux praticiens qui s’y soumettent volontairement, laissant par là, et bien malgré elles, place à quelques « charlatans » (quelquefois de bonne foi) et, plus dangereusement à des sectes.
Il est donc important de s’adresser à ces organisations ou aux Instituts de Formation agréés par celles-ci pour se protéger .
La loi qui prétendait en faire de même dans le but de protéger le futur patient risque d’aboutir au contraire si elle est appliquée. D’une part, elle donnera le titre de « psychothérapeute » à des praticiens sans réelles compétences en ce domaine, sinon que de savoir diagnostiquer une maladie mentale sévère, et d’autre part, en ne prenant justement pas en compte ces critères de formation, elle continue à laisser la place à toutes sortes de pratiques qui, sans être forcément nuisibles, peuvent se révéler n’être que du soutient, du conseil, du développement personnel si ce n’est du traitement de symptômes, d’ "aspirine " du psychisme.
Il est donc essentiel de savoir que aujourd’hui les psychothérapeutes se scindent en trois grandes catégories :
- les psychothérapeutes relationnels
Le terme de relationnel est très récent mais commence à se répandre et à être reconnu, surtout par nos confrères psychanalystes et certains psychologues.
Il a été adopté, à l’apparition de la loi précitée, un peu faute de mieux, pour bien nous distinguer des pratiques thérapeutiques centrées sur le symptôme et non sur la personne, sur la prescription plutôt que sur la relation, sur la position d’expert plutôt que d’accompagnant.
- Les thérapies systémiques et dérivées
Bien que ne répondant pas aux cinq critères du psychothérapeute relationnel (il n’est pas exigé de psychothérapie personnelle, entre autre), elles ne peuvent pas vraiment être classées dans la catégorie des thérapies du symptôme.
Il s’agit des thérapies systémiques familiales qui s’appliquent aussi quelquefois en consultation individuelle et se nomment alors thérapies stratégiques. Le thérapeute prend en compte la relation plus que l’individu et le système relationnel dans lequel il vit ainsi que l’influence de sa propre présence dans le processus thérapeutique.
- Les T.C.C. (thérapies cognitivo-comportementales) et dérivées
Seules méthodes , axées sur le symptôme et sa disparition, que la loi semble reconnaître comme « scientifiquement validées » selon ses propres termes.
Nous n’en dirons rien ici, ces « techniques » ne faisant pas partie de notre propos.
Elles mêmes, d’ailleurs, comme la systémique parlent de " thérapies cognitivo-comportementales ou de thérapies systémiques et non de psychothérapies ".
En général, ce qui semble le mieux distinguer tout de même les psychothérapies (relationnelles, systémiques ou autres) de la psychanalyse est la priorité mise sur le soulagement de la souffrance du patient. Ici, la guérison, même si le mot est inadéquat, car nous ne sommes pas une branche de la médecine, n’est pas de surcroît mais le but recherché, qu’il passe par la transformation profonde de la personne comme recherchée en psychothérapies relationnelles, par le changement du système ou par le traitement ponctuel du symptôme qui touche rarement à ses causes.
Une autre des originalités des psychothérapies et qu’elles peuvent se passer en individuel, en couple, en famille ou en groupe, avec un seul ou plusieurs thérapeutes. Si cela existe pour certaines formes de psychanalyse , il s’agit en fait plus dans ces cas là de psychothérapies psychanalytiques ou de psychanalyse institutionnelle.
Ce qui est pris en compte par le thérapeute durant le processus thérapeutique est variable. Certains modèles se centrent plus sur le corps et ses blocages sensés être le reflet du psychisme, d’autres sur l’émotion et son expression considérée comme, si ce n’est quelquefois curative, au moins indispensable, d’autres surtout sur l’expression verbale se rapprochant plus de la psychanalyse par là, certaines enfin, se disant intégratives et tentant de faire un melting-pot de tout ceci.
Sous un autre point de vue, certaines psychothérapies sont plus dans le concret, dans l’observation de l’instant présent et de la relation en cours et d’autres plus spéculatives, plus interprétatives.
Dans la pratique, beaucoup se font en face-à-face, dans un mode relationnel assez conventionnel, alors que d’autres utilisent le matelas par terre, les coussins ou le dénudement plus ou moins grand dans le but de permettre au thérapeute un meilleur examen des processus corporels en cours.
Certaines encore incorporent beaucoup de techniques tel le massage, l’écoute du fonctionnement intestinal, l’expression corporelle par la frappe sur des coussins, les positions dites de « stress » (attitudes corporelles sensées faciliter les déblocages), la respiration forcée (hyper-ventilation) , la piscine en eau chaude, le contact à la nature, les tentes de sudations indiennes, les périodes d’isolation sensorielles, et bien d’autres choses encore.
Enfin, on peut partir aussi du paradigme de base qui est utilisé par la méthode, c’est à dire de la vision du monde sur laquelle se fondent ses théories ; pour exemple simple, la vision psychanalytique perçoit un individu essentiellement dirigé par son inconscient et dont toute la construction s’est passé dans la relation au triangle familial… la vison systémique voit plutôt l’individu soumis au système, familial, social, professionnel, dans lequel il est inclus et qu’il tend à maintenir… la vision comportementale béhavioriste ne s’intéresse qu’à l’extérieur de l’expérience humaine, l’individu étant considéré d’une certaine façon comme une « boite noire » qu’il est inutile d’ouvrir mais que l’on doit plutôt « reprogrammer », la vision de champ considère elle l’individu animal-humain comme indissociable de son environnement humain et non humain, environnement dont fait partie le thérapeute bien sûr…. Cette dernière se rallie souvent à l’approche phénoménologique qui exclut toute spéculation au profit de l’observation pure.
Pour ce qui concerne les psychothérapies relationnelles auxquelles se rattache la Gestalt-thérapie, voici les cinq critères exigés, par le SNP-Psy et l’A.F.F.O.P. entre autres, des psychothérapeutes qu’ils titularisent :
- Une psychothérapie ou une psychanalyse personnelle approfondie
- Une formation diplomante à l’une des méthodes reconnus par elle
- Une supervision permanente
- L’adhésion à un code d’éthique et de déontologie exigeant
- La reconnaissances par ses pairs de la pratique du métierCertaines méthodes comme la Gestalt-thérapie ou les méthodes intégratives et multi-référentielles, l’art-thérapie etc.. ont créé leur propre agrément de thérapeute en leur méthode respective en plus des critères ci-dessus mentionnés et plus généraux.
Rappelons, au risque de nous répéter, que cette reconnaissance est autant celle d’un « savoir » ou d’un « savoir faire » comme dans des études universitaires ou techniques, mais aussi celle d’un « savoir être » indispensable à l’établissement d’une relation curative saine entre patient et thérapeute, que l’on prenne en compte les notions d’inconscient ou non, de transfert ou non, etc.…
En pratique, il est donc difficile de donner ici des renseignements précis. En ce qui concerne la Gestalt-thérapie, vous pouvez consulter les pages consacrées à celle-ci sur ce site.
En général, les consultations de psychothérapie relationnelle vont de ¾ d’heure à une heure, quelquefois plus pour des méthodes émotionnelles ou corporelles.
Ces frais ne sont pas pris en charge ni par la Sécurité Sociale, ni par aucune institution pour l’instant du fait d’un déni de l’existence de cette profession, hormis bien sûr sur le plan fiscal où elle est fort bien reconnue et tout autant taxée (comme les psychanalystes, les psychothérapeutes sont redevables de la T.V.A. à 19.6% entre autres).Certaines mutuelles ont commencé à prendre en charge des cycles courts de thérapie, en général dans les domaines cognitivo-comportemental et à condition que le praticien ait un diplôme de psychologue (voir plus haut).
Seules les thérapies familiales et les T.C.C. (thérapies cognitivo-comportementales) peuvent être quelquefois prises en charge si elles sont pratiquées dans des centres ou à l’hôpital.Le nombre de psychothérapeutes en exercice actuellement en France est difficile à donner. Les chiffres les plus sérieux vont de 3500 à 7000, sachant que certains, comme nous le disions en introduction, pratiquent sous plusieurs casquettes (psychologue-psychothérapeute, psychiatre-psychothérapeute).
Il est avant tout important donc de se renseigner pour choisir un psychothérapeute, sur sa formation en ce domaine, son agrément ou sa titularisation par un organisme d’auto-régulation professionnelle, qui s’appuie sur les cinq critères précisés plus haut, de bien fixer le cadre de travail dès les premières séances, et de savoir, s’il s’agit de psychothérapie relationnelle, qu’un certain engagement sur la durée est important, sachant que l’on est là à la recherche de changements profonds entraînant un mieux être plus que de la simple disparition de symptômes qui pourraient n’être en fait qu’une couverture momentanée des dits symptômes ou risquer un déplacement de ceux-ci en d’autres parfois plus graves. Le symptôme devient l’indicateur de l’état intérieur et de la relation au monde et il peut être alors important de ne pas trop vite le faire disparaître, même si l’on peut tout de même l’atténuer pour le bien être du patient.Pour plus de détails sur la pratique de la gestalt-thérapie en général et la mienne en particulier, reportez vous aux pages concernées.
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